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La rénovation, projet par projet

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Assainir le bâti

Traitement de l'humidité

Une odeur tenace au fond d'un placard, une tache qui revient au même endroit chaque hiver, un mur froid sous la paume : les mêmes signes recouvrent quatre origines très différentes. Savoir laquelle est en cause avant de signer un devis évite de payer un traitement qui ne changera rien.

  1. Le déroulé

  2. 01Lire les indices du mur
  3. 02Faire établir un diagnostic indépendant
  4. 03Traiter la cause, pas la tache
  5. 04Laisser sécher avant de refermer
  6. 05Reconstituer une paroi perspirante
Salle d'eau rénovée avec douche et meuble en bois
Les quatre origines d'une trace d'humidité sur un mur04Pont thermique02Infiltration latérale03Condensation01Remontée capillaireQuatre causes,quatre traitements opposés.On diagnostique d'abord.

Ce qui fait la différence

  • 01

    Un carré de film plastique scotché sur la zone humide et laissé en place quelques jours indique déjà beaucoup : de la buée côté pièce oriente vers la condensation, un support mouillé sous le film vers une eau venue de la maçonnerie.

  • 02

    Une peinture dite anti-humidité ne retire pas l'eau du mur, elle bloque son évaporation. Le front humide monte alors chercher plus haut où sortir, et les sels cristallisent sous le film jusqu'à le décoller en emportant l'enduit.

  • 03

    Beaucoup de moisissures apparaissent après un remplacement de fenêtres : les fuites d'air qui ventilaient le logement ont disparu avec les anciennes menuiseries, et la vapeur produite à l'intérieur se dépose sur les parois froides.

01

Le moment où l'on cesse de repeindre

On ressort des vêtements d'hiver rangés au fond d'une armoire et une odeur qu'aucun lavage n'explique s'y est installée. Un carton posé contre le mur du sous-sol se ramollit par la base. Un angle de chambre noircit, on gratte, on repeint, et la même tache réapparaît exactement au même endroit à la saison froide suivante. L'humidité d'un logement se signale rarement par de l'eau visible : elle se manifeste par des objets qui s'abîment, par une pièce qu'on chauffe davantage que les autres sans jamais la trouver agréable, par une plinthe qui se décolle, par un bas de papier peint qui gondole. Beaucoup de foyers vivent des années avec ces signes en les mettant sur le compte de l'âge du bâtiment. La décision d'agir vient presque toujours d'un déclencheur extérieur : une toux qui dure toute la saison froide, un locataire qui signale le problème par écrit, un acheteur qui s'arrête devant la trace pendant une visite, ou simplement l'envie de refaire une pièce et le refus d'y repeindre une troisième fois sur le même défaut.

Le réflexe qui suit est presque toujours le même, et il se comprend : on cherche à faire disparaître ce que l'on voit. Un pot de peinture vendu contre l'humidité, un déshumidificateur branché dans la pièce, un meuble décollé du mur, une fenêtre entrouverte plus souvent. Ces gestes produisent parfois un résultat visible pendant quelques mois, et c'est précisément ce qui les rend trompeurs : ils agissent sur le dernier maillon d'une chaîne dont le début se trouve ailleurs, dans le sol, dans la couverture, dans l'air du logement ou dans la construction même de la paroi. Pendant ce temps, l'eau continue de circuler dans la maçonnerie. Un mur chargé d'eau conduit la chaleur bien mieux qu'un mur sec : la pièce reste froide au ressenti alors que le thermostat affiche la bonne température, et la facture de chauffage absorbe discrètement ce défaut. Les bois en contact avec la zone humide, solives, lambourdes, huisseries, bas de cloison, travaillent, se piquent, et finissent par coûter davantage que le traitement qu'on repoussait.

Il existe aussi des situations où la question cesse d'être une affaire de confort. Un logement mis en location doit protéger ses occupants contre les infiltrations et les remontées d'eau : c'est l'un des critères de décence, et un désordre persistant peut fonder une demande de mise en conformité. Lors d'une vente, une trace en bas de mur pèse sur la négociation bien au-delà de ce que coûterait le traitement, parce que l'acquéreur ignore ce qu'il achète et provisionne large. En immeuble collectif, le sujet se complique d'un cran : une eau qui entre par la façade, par la toiture ou par un mur enterré met en cause des parties communes, et le traitement se décide alors à plusieurs. Dans les trois cas, la même chose est attendue : non pas une réparation cosmétique, mais la démonstration que l'origine a été identifiée et supprimée. C'est ce qui fait du diagnostic la véritable première dépense du projet, et la seule sur laquelle il ne faut pas chercher à économiser.

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Quatre origines qui se ressemblent en surface

On pose la main à plat en bas d'un mur, puis à hauteur d'épaule, et la différence saute aux yeux : le bas est frais et légèrement moite, le haut est sec. Cette limite, souvent assez régulière sur toute la longueur de la pièce, raconte quelque chose de précis. Une maçonnerie ancienne posée à même le sol se comporte comme un sucre trempé dans le café : l'eau du terrain remonte dans les pores et les microfissures du matériau, contre la gravité, jusqu'à une hauteur où ce qui monte s'équilibre avec ce qui s'évapore en surface. C'est le mécanisme des remontées capillaires. Il laisse un second indice, chimique celui-là : l'eau du sol transporte des sels et, en s'évaporant, elle les abandonne à la surface du mur, où ils cristallisent en dépôts blancs, poudreux ou en aiguilles, que l'on appelle salpêtre. Ces sels captent à leur tour l'humidité de l'air et entretiennent la tache pour leur propre compte. Une limite haute nette, visible en toute saison, accompagnée d'efflorescences, pointe très fortement vers cette origine.

Une famille produit chaque jour une quantité considérable de vapeur d'eau en respirant, en cuisinant, en se douchant, en faisant sécher du linge à l'intérieur. Cette vapeur reste invisible tant qu'elle circule et redevient liquide dès qu'elle touche une surface plus froide qu'un seuil appelé point de rosée. C'est la condensation, et elle se lit tout autrement : elle apparaît en hiver et s'atténue aux beaux jours, elle se loge dans les angles, derrière les meubles collés au mur, sur les tableaux de fenêtre et au plafond autant qu'en bas de cloison, elle produit des moisissures sombres mais aucun dépôt salin. Le pont thermique en est une variante localisée. Là où l'isolation s'interrompt, un nez de dalle, la jonction d'un plancher avec la façade, un refend, un coffre de volet roulant, la paroi est plus froide que ses voisines et la condensation y dessine des lignes étonnamment géométriques, qui suivent la structure du bâtiment. Un tracé droit et régulier, qui reproduit un élément de construction, n'est jamais une remontée capillaire.

Reste l'eau qui entre déjà liquide, par un défaut de l'enveloppe. Elle vient d'une tuile déplacée, d'un solin décollé contre une souche de cheminée, d'une noue encombrée, d'une gouttière percée qui arrose le pied du mur à chaque averse, d'un joint de façade ouvert, d'un appui de fenêtre mal profilé, ou du terrain lui-même lorsqu'il pousse l'eau contre une paroi enterrée. Sa signature est la corrélation : la tache grossit pendant et après un épisode pluvieux, particulièrement quand la pluie est poussée par le vent d'une direction donnée, puis régresse. Elle est souvent auréolée, à bord marqué, et sa position n'a rien de systématique. Pour départager tout cela, un essai simple donne déjà une indication : un carré de film plastique scotché hermétiquement sur la zone et laissé en place plusieurs jours. De la buée du côté de la pièce désigne l'air intérieur, un support sombre et mouillé sous le film désigne la maçonnerie. Le professionnel qui établit le diagnostic complète par des mesures dans l'épaisseur du mur, une analyse des sels et un tour complet des abords. Deux causes coexistent souvent, et le chantier doit alors répondre aux deux.

03

Ce qui assèche un mur, ce qui l'enferme

On entre dans un magasin de bricolage avec la photo de son mur sur le téléphone, et l'on en ressort avec un pot de peinture anti-humidité. C'est le trajet le plus fréquent, et le plus regrettable. Ces peintures, comme les enduits vendus sous la même promesse, ne retirent pas un gramme d'eau à la maçonnerie : elles créent un film peu perméable à la vapeur, précisément du côté où l'eau s'évaporait jusque-là. L'évaporation étant bloquée à cet endroit, le front humide ne s'arrête plus à la même hauteur et monte chercher plus haut une zone où sortir. Les sels, eux, continuent d'arriver et cristallisent désormais sous le film, où leur croissance décolle la peinture, la fait cloquer et emporte au passage une partie du support. Le même raisonnement vaut pour un enduit ciment appliqué en bas de mur ancien et pour un doublage étanche plaqué sur une paroi humide : le problème est déplacé derrière la finition, où il travaille sans être vu. Reboucher n'est pas traiter, et une entreprise qui propose de repeindre avant d'avoir nommé une cause n'a rien diagnostiqué.

Quand les remontées capillaires sont établies, le traitement consiste à recréer la barrière horizontale que le mur n'a jamais eue. Des trous sont forés en ligne au bas de la maçonnerie, à intervalle régulier, et un gel ou une résine y est injecté : le produit diffuse dans les pores et rend une tranche de mur non capillaire. La réussite tient à des conditions précises, une barrière continue sur toute l'épaisseur, un matériau assez homogène pour que le produit se répartisse, et surtout le retrait des enduits saturés de sels, faute de quoi la tache subsistera longtemps après que le mur aura cessé de boire. Sur certaines maçonneries anciennes à double parement remplies de terre et de moellons, la diffusion est trop aléatoire pour qu'on s'y fie seule. Lorsque l'eau vient du terrain, agir dehors est presque toujours plus durable : un drain posé sur lit de gravier au pied des fondations, enveloppé de géotextile, avec une pente franche et un exutoire réel, car un drain sans exutoire devient une réserve d'eau contre le mur. En sous-sol, quand l'extérieur est inaccessible, le cuvelage rend la paroi étanche par l'intérieur ; il n'assèche pas le mur, il enferme l'eau dans la maçonnerie et travaille sous la poussée, ce qui suppose une exécution soignée et un local dont on accepte qu'il ne respire plus.

Quand c'est l'air intérieur qui dépose son eau sur les parois, aucun traitement appliqué au mur ne produira le moindre effet. Il faut rétablir un balayage : de l'air neuf qui entre par les pièces sèches, traverse le logement sous des portes détalonnées, et ressort par des bouches placées dans la cuisine, la salle de bains et les toilettes. Une ventilation mécanique simple flux, hygroréglable ou non, suffit dans beaucoup de logements ; un système double flux récupère la chaleur de l'air extrait mais demande un réseau, des filtres à changer et une enveloppe déjà étanche pour tenir ses promesses. Le point le plus souvent négligé se trouve en haut des fenêtres : remplacer des menuiseries anciennes supprime les fuites d'air qui ventilaient le logement à l'insu de tous, et si les entrées d'air neuves manquent ou ont été obturées parce qu'elles sifflaient, la vapeur n'a plus d'issue. À l'échelle de la paroi, la logique est identique. Un mur en pierre, en brique pleine ou en pisé n'a ni coupure de capillarité ni pare-vapeur : son équilibre repose sur sa capacité à sécher. On le referme donc avec un enduit macroporeux, un mortier de chaux, un doublage à faible résistance à la diffusion, jamais avec un complexe étanche.

04

Ce que l'on récupère quand le mur a séché

On imagine volontiers qu'au départ de l'entreprise tout est réglé et que la pièce se remeuble le week-end suivant. C'est rarement ainsi que cela se passe, et c'est le point qui surprend le plus. Une maçonnerie épaisse a stocké de l'eau pendant des années ; sa source une fois coupée, elle la rend lentement, par sa surface, à un rythme qui dépend de son épaisseur, de sa nature et de la ventilation de la pièce. Pendant cette période, le mur reste nu ou couvert d'un enduit d'assainissement, la pièce est ventilée, et l'on résiste à l'envie de replacer aussitôt le papier peint et les meubles contre la paroi. Des efflorescences blanches peuvent continuer d'apparaître : ce sont les sels déjà présents dans le mur qui migrent vers la surface, ils se brossent à sec, et leur retour ne signifie pas que le traitement a échoué. Un déshumidificateur trouve ici son seul emploi vraiment justifié, non comme solution permanente, mais comme accélérateur pendant cette phase de séchage.

Ce que l'on récupère ensuite se mesure à des choses très ordinaires. Un placard où l'on range de nouveau du linge sans le ressortir moite. Une chambre qui atteint sa température de consigne sans qu'on ait à pousser le radiateur, parce qu'un mur sec isole mieux qu'un mur gorgé d'eau. Une odeur qui disparaît, celle de la moisissure, dont les spores entretiennent chez certains occupants des rhinites et des gênes respiratoires attribuées jusque-là à autre chose. Un sous-sol qui redevient un vrai rangement, parfois un volume que l'on peut envisager d'aménager. Ce résultat se maintient à condition d'entretenir ce qui l'a permis : vérifier gouttières et descentes après la chute des feuilles, ne pas reboucher les entrées d'air des fenêtres, nettoyer les bouches d'extraction, éviter de faire sécher le linge dans une pièce fermée, et garder dégagé le pied des murs extérieurs, en particulier les terres rapportées et les massifs plantés contre la façade.

Reste la question de ce qui protège l'occupant après coup. Les travaux qui touchent à l'étanchéité d'un bâtiment relèvent en principe de la garantie décennale : l'attestation d'assurance se demande avant la signature, pas après le premier hiver, et elle doit mentionner l'activité réellement exercée. Les garanties commerciales de dix, vingt ou trente ans mises en avant par certains vendeurs de procédés ne valent que ce que vaut la société qui les émet. Dans un immeuble collectif, un mur de façade, une toiture, un pignon ou un réseau d'eaux pluviales appartiennent en général aux parties communes : le traitement passe par le syndic, puis par un vote en assemblée générale, les travaux nécessaires à la conservation de l'immeuble se décidant à la majorité des voix exprimées des copropriétaires présents ou représentés. Un désordre qui ne touche qu'un seul appartement peut donc dépendre d'une décision collective, ce qui invite à documenter très tôt, par écrit et par photographies datées, ce que l'on constate chez soi.

Trois points qui doivent vous alerter

01

Quand l'expert et le vendeur ne font qu'un

Une visite gratuite proposée par une société qui commercialise l'injection conclut rarement à un défaut de ventilation. Un avis payant, rendu par quelqu'un qui n'exécutera pas les travaux, coûte bien moins cher qu'un traitement hors sujet.

02

Les procédés qui assèchent sans toucher au mur

Des boîtiers dits à ondes ou à inversion de polarité sont vendus comme une alternative au chantier, souvent avec une garantie de très longue durée. Leur efficacité n'est pas établie par des essais indépendants, et une garantie ne vaut que ce que vaut celui qui la signe.

03

Le devis qui additionne les procédés

Injection, cuvelage et doublage étanche proposés ensemble, sans un mot sur la toiture, les gouttières ni la pente du terrain, décrivent une méthode de vente plus qu'un diagnostic. Demander sur quelle mesure repose chaque poste, et faire retirer ce qui ne s'explique pas.

Questions fréquentes

Ce qu'on nous demande sur traitement de l'humidité

01Comment savoir si c'est de la condensation ou des remontées capillaires ?

En observant deux choses, l'endroit où se trouve la trace et le moment de l'année où elle apparaît, on tranche déjà souvent seul. Une bande qui part du sol, s'arrête à une hauteur assez régulière, reste visible en été et s'accompagne de dépôts blancs poudreux oriente vers une eau venue du terrain. Des moisissures sombres dans les angles, derrière une armoire, sur les tableaux de fenêtre, qui s'installent en hiver et s'effacent au printemps sans laisser de sel, désignent l'air intérieur. Le film plastique scotché sur la zone et laissé quelques jours confirme : de la buée côté pièce pour la condensation, un support mouillé sous le film pour une eau venue du mur. Les deux peuvent parfaitement cohabiter.

02Une peinture anti-humidité peut-elle régler le problème ?

Devant un bas de mur qui s'écaille pour la troisième fois, l'envie d'un produit qui règle la question en un week-end est légitime, et la réponse est non. Ces peintures ferment la surface par laquelle l'eau s'évaporait : le mur continue de boire, le front humide monte plus haut, et les sels cristallisent sous le film jusqu'à le décoller en emportant l'enduit. On se retrouve avec le désordre initial déplacé, plus une réparation supplémentaire à faire. Le seul usage défendable d'un revêtement de ce type vient après le traitement de la cause et le séchage, et encore : un enduit macroporeux, qui laisse sortir la vapeur et loge les sels dans sa porosité, est alors préférable.

03Les boîtiers d'assèchement électromagnétiques fonctionnent-ils ?

On reçoit parfois la visite d'un commercial qui propose de régler l'humidité sans chantier, sans poussière et sans déplacer les meubles, grâce à un appareil fixé au mur. L'argument séduit d'autant plus qu'il évite les travaux. Ces procédés, présentés comme agissant par ondes ou par inversion de polarité, ne s'appuient pas sur des évaluations indépendantes établissant leur efficacité, et les garanties de très longue durée qui les accompagnent n'engagent que la société qui les vend. Avant toute signature, demander sur quelles mesures repose le diagnostic et faire établir un second avis par quelqu'un qui ne vend aucun procédé. Le même budget consacré à une gouttière, à un drainage ou à une ventilation correcte agit sur une cause réelle.

04Faut-il traiter l'humidité avant d'isoler les murs ?

Beaucoup de projets d'isolation naissent d'une pièce qu'on n'arrive pas à chauffer, et cette pièce est parfois froide simplement parce que son mur est mouillé. Isoler par l'intérieur une paroi humide revient à refroidir davantage sa face intérieure et à fabriquer de la condensation derrière le doublage, où personne ne la verra avant que le bois et le plâtre n'en souffrent. L'ordre logique est donc d'identifier la cause, de la traiter, de laisser la maçonnerie sécher, puis d'isoler avec des matériaux qui laissent passer la vapeur lorsque le mur est ancien. Le professionnel qui chiffre le projet devrait proposer cet enchaînement de lui-même ; s'il prévoit d'isoler sur un mur taché, la question mérite d'être posée franchement.

05Le salpêtre est revenu après les travaux, est-ce raté ?

Voir réapparaître des traces blanches quelque temps après avoir payé un chantier a de quoi inquiéter, et ce n'est pourtant pas, en soi, le signe d'un échec. Les sels accumulés pendant des années restent dans l'épaisseur de la maçonnerie et continuent de migrer vers la surface tant que le mur rend son eau. Ils se brossent à sec, sans lavage à grande eau qui les redissoudrait vers l'intérieur. Ce qui doit alerter, en revanche, c'est un support franchement humide au toucher longtemps après, une tache qui reprend sa progression, ou l'apparition d'un désordre à un endroit jusque-là épargné. Un point d'étape écrit avec l'entreprise retenue, mesures à l'appui, vaut mieux qu'une inquiétude qui s'installe.

06L'humidité vient de la façade de mon immeuble, qui s'en occupe ?

Constater une trace qui s'étale sur le mur d'une pièce, en appartement, pose une question avant même la question technique : de quoi est-on propriétaire. Les murs extérieurs, la toiture, les terrasses et les descentes d'eaux pluviales relèvent en général des parties communes, ce qui place le traitement entre les mains de la copropriété. La marche à suivre consiste à signaler par écrit au syndic, à faire constater l'origine, puis à porter le point à l'ordre du jour de l'assemblée générale ; les travaux nécessaires à la conservation de l'immeuble se votent à la majorité des voix exprimées des copropriétaires présents ou représentés. Documenter dès le début, photographies datées à l'appui, sert autant à obtenir le vote qu'à établir les responsabilités.

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Faire chiffrer traitement de l'humidité

Une description honnête de la situation vaut mieux qu'un cahier des charges approximatif. L'entreprise saura quoi aller vérifier sur place.