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La rénovation, projet par projet

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Assainir le bâtiSeine-Saint-Denis (93)93300

Traitement de l'humidité à Aubervilliers

La faisabilité d'un projet se décide moins sur un plan que dans le bâtiment réel. Aubervilliers en donne une bonne illustration : des copropriétés fragiles suivies par des dispositifs publics, où la rénovation se joue d'abord à l'échelle de l'immeuble.

Salle d'eau rénovée avec douche et meuble en bois

Repères

Population
88 365 hab.
Code INSEE
93001
Codes postaux
93300
Département
Seine-Saint-Denis (93)
Région
Île-de-France

Le bâti d'Aubervilliers et ce qu'il impose

Beaucoup de propriétaires découvrent réellement leur immeuble le jour de la première assemblée générale : impayés de charges, travaux votés jamais engagés, colonnes d'eau hors d'âge. La situation est fréquente à Aubervilliers, où une part du parc privé ancien bénéficie d'un accompagnement public, avec une opération programmée d'amélioration de l'habitat dédiée aux copropriétés en difficulté et un permis de louer applicable dans plusieurs secteurs, dont le centre-ville, le Marcreux et Villette-Quatre-Chemins. Rénover son appartement dans ce contexte demande d'abord de savoir ce que fait, ou ne fait pas, la copropriété : refaire une salle de bains sous une toiture qui fuit revient à financer deux fois le même chantier.

Le parc bâti dominant

L'ancien faubourg industriel a laissé un parc dense et hétérogène : petits immeubles de rapport en brique et en meulière de la fin du XIXe siècle et du début du XXe, souvent bâtis sur cour, avec planchers bois et escaliers étroits. S'y ajoutent des immeubles des années 1930 en béton et brique, les grands ensembles des années 1960 et 1970, l'ensemble singulier de la Maladrerie et ses terrasses plantées, ainsi que des programmes neufs livrés le long des lignes de transport récentes.

Secteurs concernés

Les Quatre-Chemins · Le Landy · La Maladrerie · Le Fort d'Aubervilliers · Le Marcreux · Paul-Bert

Ce qu'il faut avoir regardé à Aubervilliers avant de signer

  1. 01

    Dans une copropriété suivie par un dispositif public, les travaux privatifs s'articulent avec un programme collectif : engager une réfection intérieure avant la reprise des toitures ou des réseaux communs expose à recommencer.

  2. 02

    L'humidité des immeubles anciens sur cour vient rarement d'une seule cause : infiltration en pied de mur, condensation par défaut de ventilation et fuite de colonne se cumulent et appellent un diagnostic avant tout traitement.

  3. 03

    Un dégât des eaux récurrent engage souvent les parties communes : identifier l'origine, canalisation privative ou colonne collective, détermine qui pilote la remise en état et sur quel budget elle sera prise en charge.

Ce que Aubervilliers impose au déroulé

Tout se complique dès qu'un chantier démarre dans un immeuble étroit bâti sur cour. Les cours albertivillariennes sont exiguës, les escaliers ne permettent pas toujours de monter des éléments longs, et le stationnement le long des axes très circulés impose de demander une réservation d'emplacement à la commune. Les travaux touchant les parties communes se votent en assemblée générale, avec des règles de majorité qui diffèrent selon leur nature. La mise en location dans les secteurs concernés suppose par ailleurs une autorisation préalable délivrée à l'échelle du territoire Plaine Commune, et les modifications d'aspect extérieur relèvent du plan local d'urbanisme intercommunal applicable sur ce même territoire.

Traitement de l'humidité

Ce qui assèche un mur, ce qui l'enferme

On entre dans un magasin de bricolage avec la photo de son mur sur le téléphone, et l'on en ressort avec un pot de peinture anti-humidité. C'est le trajet le plus fréquent, et le plus regrettable. Ces peintures, comme les enduits vendus sous la même promesse, ne retirent pas un gramme d'eau à la maçonnerie : elles créent un film peu perméable à la vapeur, précisément du côté où l'eau s'évaporait jusque-là. L'évaporation étant bloquée à cet endroit, le front humide ne s'arrête plus à la même hauteur et monte chercher plus haut une zone où sortir. Les sels, eux, continuent d'arriver et cristallisent désormais sous le film, où leur croissance décolle la peinture, la fait cloquer et emporte au passage une partie du support. Le même raisonnement vaut pour un enduit ciment appliqué en bas de mur ancien et pour un doublage étanche plaqué sur une paroi humide : le problème est déplacé derrière la finition, où il travaille sans être vu. Reboucher n'est pas traiter, et une entreprise qui propose de repeindre avant d'avoir nommé une cause n'a rien diagnostiqué.

Quand les remontées capillaires sont établies, le traitement consiste à recréer la barrière horizontale que le mur n'a jamais eue. Des trous sont forés en ligne au bas de la maçonnerie, à intervalle régulier, et un gel ou une résine y est injecté : le produit diffuse dans les pores et rend une tranche de mur non capillaire. La réussite tient à des conditions précises, une barrière continue sur toute l'épaisseur, un matériau assez homogène pour que le produit se répartisse, et surtout le retrait des enduits saturés de sels, faute de quoi la tache subsistera longtemps après que le mur aura cessé de boire. Sur certaines maçonneries anciennes à double parement remplies de terre et de moellons, la diffusion est trop aléatoire pour qu'on s'y fie seule. Lorsque l'eau vient du terrain, agir dehors est presque toujours plus durable : un drain posé sur lit de gravier au pied des fondations, enveloppé de géotextile, avec une pente franche et un exutoire réel, car un drain sans exutoire devient une réserve d'eau contre le mur. En sous-sol, quand l'extérieur est inaccessible, le cuvelage rend la paroi étanche par l'intérieur ; il n'assèche pas le mur, il enferme l'eau dans la maçonnerie et travaille sous la poussée, ce qui suppose une exécution soignée et un local dont on accepte qu'il ne respire plus.

Quand c'est l'air intérieur qui dépose son eau sur les parois, aucun traitement appliqué au mur ne produira le moindre effet. Il faut rétablir un balayage : de l'air neuf qui entre par les pièces sèches, traverse le logement sous des portes détalonnées, et ressort par des bouches placées dans la cuisine, la salle de bains et les toilettes. Une ventilation mécanique simple flux, hygroréglable ou non, suffit dans beaucoup de logements ; un système double flux récupère la chaleur de l'air extrait mais demande un réseau, des filtres à changer et une enveloppe déjà étanche pour tenir ses promesses. Le point le plus souvent négligé se trouve en haut des fenêtres : remplacer des menuiseries anciennes supprime les fuites d'air qui ventilaient le logement à l'insu de tous, et si les entrées d'air neuves manquent ou ont été obturées parce qu'elles sifflaient, la vapeur n'a plus d'issue. À l'échelle de la paroi, la logique est identique. Un mur en pierre, en brique pleine ou en pisé n'a ni coupure de capillarité ni pare-vapeur : son équilibre repose sur sa capacité à sécher. On le referme donc avec un enduit macroporeux, un mortier de chaux, un doublage à faible résistance à la diffusion, jamais avec un complexe étanche.

Le moment où l'on cesse de repeindre

On ressort des vêtements d'hiver rangés au fond d'une armoire et une odeur qu'aucun lavage n'explique s'y est installée. Un carton posé contre le mur du sous-sol se ramollit par la base. Un angle de chambre noircit, on gratte, on repeint, et la même tache réapparaît exactement au même endroit à la saison froide suivante. L'humidité d'un logement se signale rarement par de l'eau visible : elle se manifeste par des objets qui s'abîment, par une pièce qu'on chauffe davantage que les autres sans jamais la trouver agréable, par une plinthe qui se décolle, par un bas de papier peint qui gondole. Beaucoup de foyers vivent des années avec ces signes en les mettant sur le compte de l'âge du bâtiment. La décision d'agir vient presque toujours d'un déclencheur extérieur : une toux qui dure toute la saison froide, un locataire qui signale le problème par écrit, un acheteur qui s'arrête devant la trace pendant une visite, ou simplement l'envie de refaire une pièce et le refus d'y repeindre une troisième fois sur le même défaut.

Le réflexe qui suit est presque toujours le même, et il se comprend : on cherche à faire disparaître ce que l'on voit. Un pot de peinture vendu contre l'humidité, un déshumidificateur branché dans la pièce, un meuble décollé du mur, une fenêtre entrouverte plus souvent. Ces gestes produisent parfois un résultat visible pendant quelques mois, et c'est précisément ce qui les rend trompeurs : ils agissent sur le dernier maillon d'une chaîne dont le début se trouve ailleurs, dans le sol, dans la couverture, dans l'air du logement ou dans la construction même de la paroi. Pendant ce temps, l'eau continue de circuler dans la maçonnerie. Un mur chargé d'eau conduit la chaleur bien mieux qu'un mur sec : la pièce reste froide au ressenti alors que le thermostat affiche la bonne température, et la facture de chauffage absorbe discrètement ce défaut. Les bois en contact avec la zone humide, solives, lambourdes, huisseries, bas de cloison, travaillent, se piquent, et finissent par coûter davantage que le traitement qu'on repoussait.

Il existe aussi des situations où la question cesse d'être une affaire de confort. Un logement mis en location doit protéger ses occupants contre les infiltrations et les remontées d'eau : c'est l'un des critères de décence, et un désordre persistant peut fonder une demande de mise en conformité. Lors d'une vente, une trace en bas de mur pèse sur la négociation bien au-delà de ce que coûterait le traitement, parce que l'acquéreur ignore ce qu'il achète et provisionne large. En immeuble collectif, le sujet se complique d'un cran : une eau qui entre par la façade, par la toiture ou par un mur enterré met en cause des parties communes, et le traitement se décide alors à plusieurs. Dans les trois cas, la même chose est attendue : non pas une réparation cosmétique, mais la démonstration que l'origine a été identifiée et supprimée. C'est ce qui fait du diagnostic la véritable première dépense du projet, et la seule sur laquelle il ne faut pas chercher à économiser.

La fiche complète : traitement de l'humidité

Questions fréquentes

Traitement de l'humidité à Aubervilliers : ce qu'on nous demande

01Traitement de l'humidité à Aubervilliers : que faut-il vérifier avant le devis ?

Trois contrôles passent avant le prix : l'entreprise doit être identifiable et immatriculée, son assurance doit couvrir précisément traitement de l'humidité, et le devis doit décrire séparément les postes prévus. À Aubervilliers, les conditions d'accès, la copropriété et l'état du bâti se constatent sur place ; un montant annoncé avant cette visite ne correspond pas encore à votre logement.

02Faut-il une visite avant de chiffrer traitement de l'humidité à Aubervilliers ?

Sauf cas très simple, oui. Ce qui décide du budget ne se voit pas entièrement sur une photo : l'état du support, la nature des murs, l'emplacement des réseaux, la hauteur disponible et l'accès depuis la rue. Pour traitement de l'humidité à Aubervilliers, la visite transforme une estimation générale en devis lié au logement réel et réduit le risque d'avenants après la dépose.

03Le devis de traitement de l'humidité à Aubervilliers est-il payant ?

La description du projet, la mise en relation et le devis sont gratuits et sans engagement. Pour traitement de l'humidité, une proposition exploitable détaille les postes, les quantités et la distinction entre fournitures et main-d'œuvre. Ce niveau de précision permet de comparer deux offres sur le même périmètre ; un montant global unique doit être remplacé par une version détaillée avant toute signature.

04Quelles démarches précèdent traitement de l'humidité à Aubervilliers ?

Selon le projet, il faut prévoir une déclaration en mairie si l'extérieur change, une autorisation d'occupation du domaine public pour une benne ou un échafaudage, l'accord de la copropriété et le dépôt des demandes d'aide avant le démarrage. Pour traitement de l'humidité à Aubervilliers, cette vérification doit précéder les commandes afin de ne pas bloquer le calendrier ni perdre une aide éventuelle.

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Faire chiffrer ce projet à Aubervilliers

Une demande gratuite, transmise à des entreprises qui travaillent sur Aubervilliers et connaissent le bâti du secteur. Vous restez libre de ne donner suite à aucune proposition.