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La rénovation, projet par projet

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Changement d'usageSeine-Saint-Denis (93)93600

Transformation de local en logement à Aulnay-sous-Bois

Deux logements identiques sur le papier peuvent demander deux chantiers très différents. À Aulnay-sous-Bois, entre grands ensembles en cours de transformation et pavillons d'entre-deux-guerres, deux mondes de travaux cohabitent.

Bac, rouleau et pinceau prêts pour des travaux de peinture

Repères

Population
87 599 hab.
Code INSEE
93005
Codes postaux
93600
Département
Seine-Saint-Denis (93)
Région
Île-de-France

Aulnay-sous-Bois : le contexte technique

L'immeuble d'en face descend étage par étage pendant que le sien reste debout, échafaudé : la situation change la manière d'envisager ses propres travaux. Une partie des habitants d'Aulnay-sous-Bois vit cela depuis que le renouvellement urbain a engagé la transformation des quartiers nord, entre démolitions ciblées, réhabilitations lourdes et reconstruction d'îlots plus petits. À l'autre bout de la commune, dans les rues pavillonnaires du sud, la question se pose à l'envers : des maisons des années 1920 à 1950 dont les propriétaires arbitrent seuls, sans calendrier collectif, entre isoler, agrandir ou refaire les pièces d'eau. Ces deux situations n'appellent ni les mêmes entreprises, ni les mêmes autorisations, ni le même ordre de priorités, et c'est souvent en confondant les deux logiques qu'un projet part de travers.

Le parc bâti dominant

On lit l'histoire de la commune à hauteur de clôture : brique et meulière des lotissements d'entre-deux-guerres dans les rues du sud, souvent surélevées d'un étage ou prolongées d'une véranda, puis barres et tours des années 1960 et 1970 plus au nord, béton, planchers lourds, façades préfabriquées et chauffage collectif. Entre les deux subsistent des petits collectifs d'après-guerre et des lotissements plus récents en parpaing enduit, tuile mécanique et charpente à fermettes, où le volume sous toiture n'a jamais été prévu pour être habité.

Secteurs concernés

La Rose des Vents · Le Gros Saule · Les Merisiers · Mitry-Ambourget · Le Vieux Pays · Nonneville

Les contraintes d'Aulnay-sous-Bois à anticiper

  1. 01

    Dans les copropriétés des années 1970, un vote de travaux sur les parties communes doit composer avec le calendrier du projet urbain : refaire une cage d'escalier avant de savoir si la façade sera reprise fait perdre le bénéfice de l'échafaudage.

  2. 02

    Les sols argileux de la Seine-Saint-Denis exposent les pavillons au retrait-gonflement : une extension, une véranda ou une reprise de dallage se pensent avec leurs conséquences sur les fondations existantes, sous peine de fissuration différentielle.

  3. 03

    Les rues pavillonnaires du sud sont étroites et saturées de stationnement résidentiel : la dépose d'une charpente ou la livraison d'une chape supposent un arrêté de circulation obtenu avant le chantier, et non pendant.

La logistique de chantier à Aulnay-sous-Bois

Se garer devant chez soi n'est déjà pas simple ; y installer une benne l'est moins encore. Les rues résidentielles d'Aulnay-sous-Bois imposent presque toujours une demande d'occupation du domaine public pour une benne, un échafaudage ou une pompe à béton, avec dépôt d'un dossier auprès des services municipaux. Le règlement applicable relève du plan local d'urbanisme intercommunal de l'établissement public territorial Paris Terres d'Envol, qui encadre emprises, hauteurs et aspect des façades : un point à vérifier avant de dessiner une extension ou une surélévation. Dans les secteurs touchés par le renouvellement urbain et par les chantiers de la ligne 16 du Grand Paris Express s'ajoutent des restrictions temporaires de voirie qui déplacent les accès d'un mois sur l'autre.

Transformation de local en logement

Le seuil de décence qu'un volume doit franchir

On entre dans un ancien atelier et l'on trouve le volume magnifique. On visite un local de stockage en rez-de-chaussée et l'on ne remarque pas tout de suite qu'il n'y a qu'une porte, un soupirail et un mur mitoyen. L'œil s'habitue vite à un espace vide ; il mesure mal ce que deviendra ce même espace une fois le sol relevé, le plafond descendu pour isoler et passer les gaines, et les cloisons posées. C'est pourtant sur ces centimètres que se joue la qualification du logement. Deux hauteurs comptent, et elles ne servent pas à la même chose. Sous 1,80 mètre, une surface n'entre pas dans la surface habitable : elle existe, on y range des livres, mais elle ne figure ni dans la surface annoncée à la vente ni dans celle qui sert à juger le logement. Et pour qu'un logement soit décent, il faut au moins une pièce principale offrant soit neuf mètres carrés habitables sous deux mètres vingt de plafond, soit un volume habitable de vingt mètres cubes. Un local dont la dalle et le faux plafond mangent chacun quelques centimètres passe sous ce seuil sans qu'on l'ait vu venir.

La lumière obéit à la même logique de seuil. Un logement décent suppose des pièces principales dotées d'un ouvrant donnant à l'air libre et d'un éclairement naturel suffisant ; les règlements sanitaires départementaux traduisent souvent cette exigence par une proportion minimale de surface vitrée rapportée à la surface au sol de la pièce, proportion qui se vérifie dans le règlement applicable à la commune. Un plateau profond, éclairé par une seule façade, atteint vite sa limite : au-delà d'une certaine distance de la baie, la pièce n'est plus qualifiable en pièce principale, quelle que soit la puissance de l'éclairage artificiel. Les réponses existent — élargir la baie, percer une seconde ouverture, créer une verrière de toiture si le local occupe le dernier niveau, ouvrir sur une cour intérieure — mais chacune se heurte à un accord. Percer un mur de façade en copropriété, c'est intervenir sur une partie commune. Modifier l'aspect extérieur, c'est un dossier d'urbanisme, et l'avis de l'architecte des bâtiments de France si l'immeuble se trouve dans un périmètre protégé. La faisabilité technique est rarement le point bloquant ; l'accord l'est.

Reste une évidence qu'on oublie parce qu'elle va de soi ailleurs : on doit pouvoir entrer chez soi sans traverser autre chose. Un local greffé sur une boutique, un atelier accessible par un couloir de bureaux, un garage dont la seule ouverture est la porte basculante ne remplissent pas cette condition tant qu'ils n'ont pas leur propre accès. Cela suppose parfois de créer une porte sur le hall, ce qui ramène au vote de l'assemblée générale ; parfois d'ouvrir une entrée sur rue, ce qui ramène au dossier d'urbanisme. Cela suppose aussi de séparer ce qui était mutualisé avec l'activité : compteurs d'eau et d'électricité individuels, boîte aux lettres, numéro de voirie attribué par la commune. Un logement qui partage son compteur avec un local professionnel n'est pas un logement autonome, ni pour un locataire, ni pour un notaire, ni pour un assureur. Cette question paraît administrative et se traite pourtant beaucoup plus facilement pendant les travaux qu'après, quand les gaines sont noyées et les cloisons fermées.

Créer des réseaux là où il n'y en a jamais eu

Le confort d'un logement tient à des choses qu'on ne regarde jamais tant qu'elles fonctionnent : l'eau qui arrive, l'eau qui part, l'air qui se renouvelle, le courant qui suffit. Un local commercial ou un atelier a rarement les quatre. Il dispose souvent d'un point d'eau et d'un lavabo, parfois d'un WC, d'une alimentation électrique dimensionnée pour un éclairage de vitrine ou une machine, et d'aucune ventilation autre que la porte. Le travail consiste donc moins à rénover qu'à créer, ce qui explique qu'un chiffrage sérieux paraisse lourd à côté d'un devis de rafraîchissement. L'évacuation commande tout le reste. La position de la chute existante, sa pente, son diamètre décident de l'endroit où pourront se trouver la cuisine et la salle d'eau — donc du plan, donc des cloisons, donc de la lumière qui parvient au fond du volume. On dessine un logement autour de son évacuation, pas l'inverse, et un plan tracé sans avoir localisé le réseau est un plan qu'il faudra refaire.

Le raccordement au réseau public de collecte s'impose dès lors que la rue en est équipée, et il ne se réduit pas à un branchement. Il faut une demande auprès du service assainissement, souvent une tranchée sous le domaine public, un regard de visite, et le paiement d'une participation que la collectivité appelle lorsqu'un immeuble se raccorde ou lorsqu'un local se met à produire des eaux usées qu'il ne produisait pas. Lorsque le local se trouve en contrebas du collecteur — sous-sol, entresol, arrière-cour en creux —, l'écoulement gravitaire devient impossible et il faut une pompe de relevage, avec ce que cela suppose d'entretien et de pannes. Là où aucun réseau ne passe, on retombe sur l'assainissement individuel : étude de sol, surface disponible, accord du service public d'assainissement non collectif. Du côté de l'électricité, une installation neuve ou entièrement refaite doit être attestée par le Consuel avant sa mise en service ; c'est cette attestation, et non la parole de l'entreprise retenue, qui ouvre le compteur. Quant à la ventilation, elle ne se négocie pas : un logement doit disposer d'une aération générale et permanente, l'air entrant par les pièces de vie et ressortant par la cuisine et les pièces d'eau.

L'isolation d'un volume conçu sans est l'autre gros morceau. Un commerce chauffé aux seules heures d'ouverture, un atelier qu'on ne chauffait pas, un garage accolé : ces enveloppes n'ont ni isolant, ni pare-vapeur, ni continuité, et les parois froides d'hier deviendront les surfaces de condensation de demain, une fois qu'on y respirera, qu'on y cuisinera et qu'on y prendra des douches. Isoler par l'intérieur est la voie la plus fréquente et la plus coûteuse en centimètres : chaque paroi traitée rogne la surface et la hauteur, ce qui renvoie aux seuils évoqués plus haut. Isoler par l'extérieur préserve le volume intérieur mais change l'aspect du bâtiment, donc suppose une autorisation et, en copropriété, un vote. Le sol pose une question à part. Beaucoup de locaux reposent sur une dalle coulée à même le terrain, sans hérisson, sans film d'étanchéité, sans isolant : elle laisse remonter l'humidité du sol et reste froide toute l'année. La reprendre — décaisser, drainer, poser une barrière à la vapeur d'eau, isoler, recouler — est la solution durable, mais elle se paie en hauteur et en gros œuvre. Un revêtement posé directement sur la dalle existante, lui, ne règle rien : il masque le phénomène un temps, puis se décolle.

La fiche complète : transformation de local en logement

Questions fréquentes

Transformation de local en logement à Aulnay-sous-Bois : ce qu'on nous demande

01Comment trouver une entreprise de transformation de local en logement à Aulnay-sous-Bois ?

La recherche commence par l'activité réellement assurée, puis par la zone d'intervention. Pour transformation de local en logement à Aulnay-sous-Bois, vérifiez l'immatriculation, une attestation d'assurance en cours de validité qui mentionne les travaux concernés, et des références comparables. Une visite sur place doit précéder le chiffrage dès que l'état du support, les réseaux ou l'accès peuvent modifier le projet.

02Comment se passe la première visite pour transformation de local en logement ?

Un échange permet d'abord de cadrer le besoin et de vérifier qu'il relève bien de transformation de local en logement. La visite à Aulnay-sous-Bois sert ensuite aux relevés, aux photos, à l'examen du support et à la vérification des accès. Le stationnement, les livraisons et les règles de l'immeuble sont ainsi intégrés au devis au lieu d'être découverts au démarrage du chantier.

03Qu'est-ce qui fait varier le budget de transformation de local en logement à Aulnay-sous-Bois ?

L'état du support, l'ampleur de la dépose, les réseaux concernés, le niveau de finition et l'accès déterminent le budget. À Aulnay-sous-Bois, un étage sans ascenseur, une rue étroite ou une cour intérieure peuvent allonger les manutentions sans changer le résultat visible. La visite sert à intégrer ces contraintes dans le devis de transformation de local en logement avant la signature.

04Que déclarer à la copropriété pour transformation de local en logement ?

Tout ce qui touche aux parties communes, à un équipement collectif ou à l'aspect extérieur de l'immeuble peut nécessiter une autorisation de l'assemblée générale, même lorsque le chantier reste dans le logement. À Aulnay-sous-Bois, consultez aussi le règlement pour les horaires, les protections et l'usage de l'ascenseur. Un accord obtenu en amont évite un arrêt du chantier ou une remise en état.

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Faire chiffrer ce projet à Aulnay-sous-Bois

Une demande gratuite, transmise à des entreprises qui travaillent sur Aulnay-sous-Bois et connaissent le bâti du secteur. Vous restez libre de ne donner suite à aucune proposition.