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La rénovation, projet par projet

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CopropriétéParis (75)75001

Rénovation des parties communes à Paris

Ce qu'on veut obtenir est partout le même ; ce qu'il faut traverser pour y arriver, non. Paris a ses propres contraintes : immeubles de rapport du XIXe siècle, cages d'escalier d'origine et décisions qui passent toutes par l'assemblée générale.

Immeuble collectif en cours de construction et de second œuvre

Repères

Population
2 103 778 hab.
Code INSEE
75056
Codes postaux
21 codes
Département
Paris (75)
Région
Île-de-France

Le bâti de Paris et ce qu'il impose

Monter quatre étages avec un carton de courses, croiser un voisin sur un palier où deux personnes ne tiennent pas, entendre la minuterie s'éteindre au troisième : dans un immeuble parisien, une partie de la vie quotidienne se passe hors de l'appartement. C'est souvent là que se décide le premier chantier collectif, avant même la cuisine ou la salle de bains. La capitale compte une majorité de logements antérieurs à 1949, dans des bâtiments dont les parties communes n'ont parfois pas été reprises depuis deux générations. Le sujet arrive rarement seul : on part sur une remise en peinture et on découvre une colonne d'alimentation vétuste, un tableau de palier hors d'âge, un garde-corps plus bas que ce que l'usage attend aujourd'hui. Chaque décision passe alors par le syndic et un vote en assemblée, ce qui rallonge le temps de réflexion mais évite les travaux faits deux fois.

Le parc bâti dominant

Un parquet qui craque à chaque pas et des portes qui ne ferment plus d'aplomb trahissent le plancher à solives bois du XIXe siècle, présent dans la plus grande partie du parc parisien. Les façades sont en pierre de taille sur les percées haussmanniennes, en moellon enduit dans les rues plus anciennes ; l'escalier est en bois, la rampe en fer forgé, la cour intérieure étroite et le dernier niveau mansardé, couvert en zinc. Ces combles abritaient les chambres de service, aujourd'hui réunies ou vendues séparément. À l'est, la brique d'avant 1914 prend le relais, et des résidences des années 1960 s'intercalent le long des grands axes.

Secteurs concernés

Le Marais · Les Batignolles · Belleville · Montmartre · La Butte-aux-Cailles · Saint-Germain-des-Prés

Ce qu'il faut avoir regardé à Paris avant de signer

  1. 01

    Poser une benne, un échafaudage ou un monte-meubles sur le trottoir suppose une autorisation d'occupation du domaine public délivrée par la Ville, avec neutralisation de places et horaires de chantier encadrés.

  2. 02

    Le Marais et une large part du 7e arrondissement relèvent de plans de sauvegarde et de mise en valeur : menuiseries, lucarnes et couvertures en zinc y sont décrites par le document d'urbanisme, pas choisies librement.

  3. 03

    Le ravalement des façades reste obligatoire à intervalle décennal au titre du règlement municipal, ce qui pousse les copropriétés à caler la reprise des communs sur le calendrier de l'extérieur.

Ce que Paris impose au déroulé

Se garer devant chez soi pour décharger quelques sacs de plâtre tient déjà de la négociation ; pour un chantier, la question se règle en amont auprès de la Ville, par une demande d'occupation temporaire de la voirie. Le stationnement est payant sur la quasi-totalité des rues, les cours d'immeubles n'accueillent pas de camion et beaucoup d'escaliers ne laissent pas passer une baignoire montée. La zone à faibles émissions du Grand Paris conditionne en outre l'accès des utilitaires selon leur vignette. S'y ajoute le fonctionnement de la copropriété : toucher à un mur porteur, à une chute d'eaux usées ou à l'aspect extérieur suppose un vote en assemblée générale, et le plan local d'urbanisme bioclimatique encadre étroitement surélévations, changements de destination et traitement des cours.

Rénovation des parties communes

Qui propose, qui vote, qui paie

La première fois qu'on reçoit une convocation d'assemblée accompagnée d'une résolution travaux et d'une liasse de devis, on referme souvent l'enveloppe en se disant qu'on verra sur place. C'est pourtant là que tout se joue. La convocation doit parvenir à chacun dans un délai légal avant la séance, et les marchés ou devis proposés doivent y être joints : ce délai existe pour qu'on puisse comparer les pièces, appeler le conseil syndical, demander une précision au syndic. Un copropriétaire qui découvre le contenu d'un marché en séance vote sur une intuition. Le syndic n'est pas le décideur : il représente légalement le syndicat, prépare les dossiers, notifie, exécute ce qui a été voté et engage les dépenses correspondantes. Le conseil syndical, élu parmi les copropriétaires, assiste et contrôle cette gestion ; c'est lui qui va chercher les entreprises, relit les propositions, pose les questions gênantes et rend un avis. Au-delà d'un montant que l'assemblée fixe elle-même, la mise en concurrence de plusieurs propositions devient obligatoire, et cette règle n'a d'intérêt que si les entreprises consultées ont reçu le même descriptif.

Le vote n'est pas uniforme, et c'est la source principale des malentendus. Les travaux d'entretien et de conservation se décident à la majorité des voix exprimées par les copropriétaires présents, représentés ou ayant voté par correspondance : les abstentions et les absents ne pèsent pas. Les travaux qui transforment, ajoutent ou améliorent relèvent d'une majorité calculée sur l'ensemble des voix du syndicat, absents compris, ce qui rend la mobilisation des pouvoirs décisive. Le législateur a prévu une passerelle : si une telle résolution recueille au moins le tiers des voix de tous les copropriétaires, l'assemblée peut procéder immédiatement à un second vote à la majorité simple ; en dessous de ce seuil, il faut convoquer une nouvelle assemblée. Les travaux destinés à rendre l'immeuble accessible aux personnes handicapées ou à mobilité réduite bénéficient d'un régime allégé tant qu'ils n'affectent ni la structure ni les équipements essentiels. Ce qui modifie durablement l'usage des parties communes ou le règlement demande, lui, une majorité renforcée. Enfin, les copropriétaires opposants ou défaillants disposent de deux mois après notification du procès-verbal pour contester : lancer l'ordre de service avant l'expiration de ce délai est une façon simple de se compliquer la vie.

Reste la question de l'argent, qui se prépare bien avant l'assemblée. Passé un délai de cinq ans après la réception de l'immeuble, une copropriété à destination d'habitation alimente un fonds de travaux par une cotisation annuelle obligatoire, dont le plancher est un pourcentage du budget prévisionnel et, lorsqu'un plan pluriannuel a été adopté, du montant des travaux qu'il projette. Ces sommes sont attachées aux lots et restent acquises au syndicat : elles ne se remboursent pas au vendeur, ce qui se négocie au moment de la transaction. Les immeubles d'habitation de plus de quinze ans doivent par ailleurs disposer d'un projet de plan pluriannuel, établi sur dix ans et actualisé, qui hiérarchise les travaux à venir ; un diagnostic technique global, obligatoire dans certains cas, en donne la vue d'ensemble. Ces documents évitent de repeindre un couloir un an avant d'ouvrir les gaines qui le traversent. Au-delà du fonds, l'assemblée vote un échéancier d'appels propre à l'opération, distinct des charges courantes, et un emprunt collectif souscrit par le syndicat peut étaler l'effort. Côté aides, une remise en peinture ne relève d'aucun dispositif public ; les volets énergétiques ou d'accessibilité peuvent en revanche ouvrir droit à des aides destinées aux copropriétés, à des certificats d'économies d'énergie ou à une TVA réduite, dont les barèmes se vérifient au moment du projet.

Sous la peinture, un escalier qui sert d'abord à évacuer

L'escalier, on le monte deux fois par jour sans le regarder, et l'on n'imagine pas qu'il soit autre chose qu'un passage. C'est pourtant, dans un immeuble d'habitation, le seul chemin d'évacuation des occupants et la voie d'accès des secours, et cette double fonction commande une bonne part de ce qui se décide en rénovation. Selon sa hauteur et son nombre de niveaux, le bâtiment appartient à une famille au sens de la réglementation incendie, et ce classement détermine si la cage doit être isolée du reste par des parois et des portes d'un certain degré de résistance au feu, si elle doit pouvoir évacuer les fumées par un ouvrant en partie haute commandé depuis le rez-de-chaussée, si les circulations restent éclairées lorsque le courant est coupé. Repeindre une cage sans avoir vérifié l'état du châssis de désenfumage, la fermeture effective des portes palières et le fonctionnement de la commande, c'est refaire le décor d'un dispositif qu'on n'a pas contrôlé. À l'inverse, l'obligation de détecteur de fumée porte sur l'intérieur des logements : ce n'est pas dans le couloir qu'il faut en poser.

Avant de toucher un support, deux documents décident du mode opératoire. Les immeubles collectifs d'habitation dont le permis de construire a été délivré avant le premier juillet 1997 doivent disposer d'un dossier technique amiante portant sur les parties communes ; ceux construits avant le premier janvier 1949 relèvent d'un constat de risque d'exposition au plomb pour ces mêmes parties. Ces pièces ne sont pas des formalités administratives. Une dalle de sol collée, un enduit de rebouchage ancien, un conduit calorifugé, une peinture recouverte dix fois sur un garde-corps changent la façon de déposer, de poncer, de percer, donc la façon de chiffrer et d'organiser le chantier. Une proposition établie sans les avoir lus se révisera en cours de route, ou fera courir un risque aux intervenants comme aux habitants. Le reste relève de l'examen des supports : un plafond qui cloque au dernier étage renvoie souvent à la toiture ou à une terrasse, une peinture qui farine dans un couloir aveugle renvoie à l'absence de ventilation, une fissure qui rejoue chaque année renvoie à un mouvement que trois passages d'enduit ne calmeront pas.

L'éclairage, les boîtes aux lettres et l'entrée forment le volet que tout le monde voit. Une minuterie qui laisse dans le noir entre deux étages ne se corrige pas en allongeant la temporisation mais en repensant l'implantation des points lumineux, la détection de présence et la température de couleur : un escalier bien éclairé n'est pas un escalier plus éclairé, c'est un escalier sans zone d'ombre au niveau des nez de marche. Les boîtes aux lettres se remplacent par des ensembles normalisés, ouvrables par le facteur et atteignables sans se hisser ni s'accroupir, ce qui écarte en pratique les rangées trop hautes et les rangées trop basses. L'entrée, enfin, se juge à la manière dont on la franchit chargé, avec une poussette ou en fauteuil : ressaut du seuil, largeur de passage libre entre les vantaux, effort à fournir sur la porte, hauteur et lisibilité de l'interphone, contraste visuel entre le sol et les parois, continuité de la main courante. Une copropriété existante n'est pas tenue de tout reprendre, mais chaque fois qu'un ouvrage est refait, il y a un choix entre le remettre à l'identique et le rendre praticable.

La fiche complète : rénovation des parties communes

Questions fréquentes

Rénovation des parties communes à Paris : ce qu'on nous demande

01Comment demander un devis de rénovation des parties communes à Paris ?

Paris (75001) fait partie des cent communes couvertes en détail. Une demande de rénovation des parties communes est orientée vers un nombre limité d'entreprises dont l'activité déclarée correspond au projet et qui travaillent sur le Paris. La description initiale reste gratuite et ne vous engage à accepter aucune proposition.

02Que préparer avant une visite de rénovation des parties communes à Paris ?

Rien n'est obligatoire, mais les plans disponibles, le règlement de copropriété, les diagnostics du dossier de vente et une liste de vos observations font gagner du temps. Pour rénovation des parties communes, l'époque du bâtiment et les travaux déjà réalisés orientent les vérifications. Quelques photos peuvent préparer l'échange, sans remplacer l'examen sur place.

03Combien de devis comparer pour rénovation des parties communes à Paris ?

Deux ou trois propositions suffisent lorsqu'elles portent sur le même périmètre. Pour rénovation des parties communes, comparez d'abord ce qui figure dans une offre et manque dans l'autre : dépose, évacuation, protection, reprises et finitions. L'écart vient souvent d'une prestation omise plutôt que d'un prix réellement plus bas.

04Rénovation des parties communes à Paris : faut-il une autorisation d'urbanisme ?

La démarche dépend de ce que le projet modifie. Des travaux strictement intérieurs n'appellent généralement pas la même formalité qu'une intervention sur la façade, la toiture, une ouverture, la surface ou la destination du local. Pour rénovation des parties communes à Paris, le plan local d'urbanisme et la situation éventuelle en secteur protégé se vérifient avant la signature du devis.

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Faire chiffrer ce projet à Paris

Une demande gratuite, transmise à des entreprises qui travaillent sur Paris et connaissent le bâti du secteur. Vous restez libre de ne donner suite à aucune proposition.