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La rénovation, projet par projet

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Gagner de la surfaceHauts-de-Seine (92)92000

Aménagement de combles à Nanterre

Un même projet ne coûte ni le même effort ni le même temps d'un bâtiment à l'autre. À Nanterre, un parc social très présent, réhabilité par tranches, avec des habitants qui restent chez eux pendant les travaux.

Professionnel travaillant sur l'ossature bois d'un bâtiment

Repères

Population
97 783 hab.
Code INSEE
92050
Codes postaux
92000
Département
Hauts-de-Seine (92)
Région
Île-de-France

Le bâti de Nanterre et ce qu'il impose

Le courrier arrive un matin : le bailleur annonce une réhabilitation, une réunion d'information et un calendrier organisé cage d'escalier par cage d'escalier. Pour beaucoup de familles de Nanterre, où le logement social occupe une part considérable des résidences principales, la rénovation commence ainsi, sans qu'on l'ait décidée soi-même. Les programmes engagés sur le Petit-Nanterre, le Chemin-de-l'Île ou le Parc Sud portent sur l'enveloppe, le chauffage, les ascenseurs et les parties communes ; ils laissent en revanche entière la question de l'intérieur, celle de la salle de bains vieillissante ou du logement devenu difficile à parcourir. À côté de ce parc, des copropriétés privées des années 1960 et 1970 et quelques îlots pavillonnaires mènent leurs propres chantiers, sans le même accompagnement.

Le parc bâti dominant

Les grands ensembles construits entre 1955 et 1975 forment l'essentiel du parc collectif : structures béton, façades en panneaux préfabriqués ou en maçonnerie enduite, chauffage collectif et gaines techniques verticales communes. Les tours dessinées par Émile Aillaud, près du centre, en donnent la silhouette la plus reconnaissable. Subsistent des îlots pavillonnaires en meulière et brique du début du XXe siècle, notamment vers le Vieux-Pont et le Plateau, ainsi que des programmes neufs livrés du côté des Groues et du quartier d'affaires voisin.

Secteurs concernés

Le Petit-Nanterre · Le Chemin-de-l'Île · Le Vieux-Pont · Le Parc Sud · Le Plateau–Mont-Valérien · Les Provinces Françaises

Ce qu'il faut avoir regardé à Nanterre avant de signer

  1. 01

    Une réhabilitation menée en site occupé impose des séquences courtes par logement : l'occupant reste chez lui, ce qui contraint la dépose des revêtements, la protection des sols et l'ordre dans lequel les lots interviennent.

  2. 02

    Les colonnes d'eau et les gaines techniques d'un immeuble collectif sont communes : déplacer un point d'eau dépend de ce que le règlement de copropriété, ou le bailleur pour un logement loué, autorise sur ces réseaux.

  3. 03

    Les planchers béton des immeubles des années 1960 transmettent les bruits d'impact : poser un sol dur sans sous-couche résiliente dégrade l'acoustique du voisin du dessous et finit par se retourner contre l'occupant.

Ce que Nanterre impose au déroulé

L'accès au logement conditionne presque tout le reste. Dans les immeubles nanterriens des grands ensembles, l'ascenseur est étroit et souvent unique pour plusieurs dizaines de logements, ce qui oblige à calibrer les matériaux au format transportable et à réserver des créneaux de livraison. Le stationnement se règle par autorisation municipale, les cœurs d'îlots étant fréquemment fermés aux véhicules. Dans le parc social, toute intervention sur un logement loué passe par l'accord du bailleur, et certains équipements lui appartiennent. Les copropriétés privées votent en assemblée générale ce qui touche aux parties communes, façades et menuiseries comprises. Les règles d'aspect extérieur relèvent du document d'urbanisme instruit à l'échelle du territoire Paris Ouest La Défense.

Aménagement de combles

L'escalier, la lumière et l'autorisation

On imagine la pièce du haut bien avant de se demander comment on y montera, et c'est là que le projet se heurte à la réalité du logement existant. Une échelle escamotable ne dessert pas une chambre : il faut un escalier fixe, qui consomme de la surface aux deux niveaux et se prend quelque part, généralement dans une pièce dont on ne voulait rien retirer. La trémie qu'il traverse suppose de couper des solives et de reporter leur charge sur un chevêtre. Il faut par ailleurs conserver une hauteur de passage suffisante au-dessus des marches pour ne pas se baisser en montant, ce qui interdit certaines implantations pourtant séduisantes sur le plan. Escalier droit, quart tournant, hélicoïdal : chacun règle un problème et en crée un autre, en emprise au sol, en confort d'usage ou en possibilité de monter un matelas. Ce choix se fait au début, jamais à la fin, car il conditionne le plan de tout l'étage.

La lumière se règle dans le même mouvement, et les solutions ne se valent pas. Une fenêtre de toit s'inscrit dans le plan de la couverture, se pose souvent entre deux chevrons — sinon avec un chevêtre — et éclaire mieux qu'une ouverture verticale de même surface vitrée, parce qu'elle est plus haute et voit davantage de ciel. Une lucarne, quelle que soit sa forme, coûte un tout autre chantier : maçonnerie ou ossature, couverture, zinguerie, raccords d'étanchéité. Ce qu'elle apporte n'est pas d'abord la lumière, c'est de la hauteur sous plafond au droit de l'ouverture, donc de la surface qui compte, et une vue horizontale sur l'extérieur. Le choix se tranche donc sur la géométrie du comble plutôt que sur le goût. Reste la question du voisinage : une ouverture nouvelle donnant sur le fonds voisin obéit aux règles de distance du Code civil, qu'il vaut mieux regarder avant que le trou soit fait.

Toute ouverture en toiture modifie l'aspect extérieur de la maison et relève au minimum d'une déclaration préalable en mairie. Le plan local d'urbanisme peut aller plus loin : imposer un type de tuile, encadrer la forme et la proportion des lucarnes, en limiter le nombre, voire proscrire certaines silhouettes. Dans les abords d'un monument historique ou en site patrimonial remarquable, l'avis de l'architecte des Bâtiments de France s'ajoute et oriente souvent le dessin. Au-delà d'un certain seuil de surface de plancher créée, on bascule d'une déclaration préalable vers un permis de construire ; ce seuil est relevé pour les travaux sur une construction existante située en zone urbaine d'une commune dotée d'un plan local d'urbanisme, et le recours à un architecte s'impose lorsque la surface totale du logement dépasse le plafond fixé par le code de l'urbanisme. En appartement, les combles relèvent le plus souvent des parties communes : leur acquisition et la modification de la toiture passent par un vote en assemblée générale, à des majorités renforcées. Le service urbanisme de la commune reste la seule source qui engage.

Vivre sous les rampants toute l'année

La première nuit dans une chambre de combles apprend deux choses : on entend la pluie, et l'on sent la température du toit. Sous les rampants, il n'y a plus de volume tampon entre la couverture et l'occupant, et tout se joue sur quelques centimètres d'isolant. L'isolation posée depuis l'intérieur, entre et sous chevrons, est la plus courante ; elle prélève de la hauteur, précisément là où l'on en manque. L'isolation par l'extérieur, en déposant la couverture pour poser l'isolant sur la charpente, préserve tout le volume intérieur et laisse le bois apparent, mais elle n'a de sens que si la toiture doit de toute façon être refaite. Dans les deux cas, un point ne se négocie pas : la vapeur d'eau produite dans la pièce doit être freinée côté chaud par un pare-vapeur continu et soigneusement raccordé, et une lame d'air ou un écran de sous-toiture adapté doit permettre à l'humidité résiduelle de s'évacuer sous la couverture.

Le confort d'été mérite autant d'attention que celui d'hiver, et se traite différemment. Une chambre sous toit reçoit le rayonnement solaire de plein fouet ; une isolation excellente en hiver peut rester médiocre en août si le matériau retenu laisse la chaleur traverser trop vite. Les isolants denses et lourds ralentissent davantage cette progression que les isolants très légers, ce qui se ressent le soir, au moment du coucher. S'y ajoutent des gestes simples et décisifs : des protections extérieures sur les fenêtres de toit plutôt que des rideaux intérieurs, une possibilité de ventilation nocturne traversante, et un point de sortie d'air haut. Le chauffage, lui, se dimensionne pour un volume dont les parois sont presque toutes en contact avec l'extérieur. Enfin, la trémie d'escalier transporte les bruits et les odeurs de tout le logement vers l'étage : y penser au moment des cloisons évite de le regretter longtemps.

Une fois la pièce livrée, le logement change aussi de statut aux yeux de l'administration. La surface créée entre dans la surface habitable et dans la surface de plancher, ce qui entraîne une déclaration auprès du service des impôts après achèvement, une révision de la valeur locative qui sert d'assiette à la taxe foncière, et le paiement de la taxe d'aménagement pour la surface nouvellement taxable. Une exonération temporaire peut s'appliquer aux additions de construction, sans dispenser de déclarer. Le diagnostic de performance énergétique devra tenir compte de cette surface désormais chauffée : correctement isolée, elle ne pénalise pas l'étiquette et peut l'améliorer ; bâclée, elle la tire vers le bas, ce qui pèse le jour d'une vente ou d'une mise en location. Côté financement, la part isolation du chantier peut relever de MaPrimeRénov', des certificats d'économies d'énergie, de l'éco-prêt à taux zéro ou de la TVA réduite, alors que le plancher, l'escalier et les cloisons n'entrent dans aucun de ces dispositifs. Les conditions et les barèmes évoluent : ils se vérifient à la date du projet, auprès du professionnel qui chiffre les travaux et du conseiller France Rénov'.

La fiche complète : aménagement de combles

Questions fréquentes

Aménagement de combles à Nanterre : ce qu'on nous demande

01Comment trouver une entreprise de aménagement de combles à Nanterre ?

La recherche commence par l'activité réellement assurée, puis par la zone d'intervention. Pour aménagement de combles à Nanterre, vérifiez l'immatriculation, une attestation d'assurance en cours de validité qui mentionne les travaux concernés, et des références comparables. Une visite sur place doit précéder le chiffrage dès que l'état du support, les réseaux ou l'accès peuvent modifier le projet.

02Comment se passe la première visite pour aménagement de combles ?

Un échange permet d'abord de cadrer le besoin et de vérifier qu'il relève bien de aménagement de combles. La visite à Nanterre sert ensuite aux relevés, aux photos, à l'examen du support et à la vérification des accès. Le stationnement, les livraisons et les règles de l'immeuble sont ainsi intégrés au devis au lieu d'être découverts au démarrage du chantier.

03Qu'est-ce qui fait varier le budget de aménagement de combles à Nanterre ?

L'état du support, l'ampleur de la dépose, les réseaux concernés, le niveau de finition et l'accès déterminent le budget. À Nanterre, un étage sans ascenseur, une rue étroite ou une cour intérieure peuvent allonger les manutentions sans changer le résultat visible. La visite sert à intégrer ces contraintes dans le devis de aménagement de combles avant la signature.

04Que déclarer à la copropriété pour aménagement de combles ?

Tout ce qui touche aux parties communes, à un équipement collectif ou à l'aspect extérieur de l'immeuble peut nécessiter une autorisation de l'assemblée générale, même lorsque le chantier reste dans le logement. À Nanterre, consultez aussi le règlement pour les horaires, les protections et l'usage de l'ascenseur. Un accord obtenu en amont évite un arrêt du chantier ou une remise en état.

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Faire chiffrer ce projet à Nanterre

Une demande gratuite, transmise à des entreprises qui travaillent sur Nanterre et connaissent le bâti du secteur. Vous restez libre de ne donner suite à aucune proposition.